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Carnet de bord : Résidence d’artiste NOBUHIRO SHIMURA N1/2018

Carnet de bord : Résidence d’artiste NOBUHIRO SHIMURA N1/2018

Résidence # 1.2018

Nobuhiro Shimura

Un film sur la brebis et la laine, Pays Basque

Nobuhiro Shimura est originaire de Tokyo. Artiste et réalisateur de films conceptuels.

Il passe 2 ans à Paris ayant reçu une bourse du Japon pour ses recherches artistiques liées à la France.

Il repartira début mars au Japon, et s’attèlera à la création de son film documentaire sur La Brebis du Pays Basque et la filière laine.

Vendredi 16 février 2018

Arrivée de Nobuhiro.

Nous sommes allé.e.s en Espagne, à San Sebastian, pour rencontrer l’association Undermount, avec qui nous allons probablement collaborer sur des ateliers (kintsugi et indigo).

Leur ferme est perchée dans les hauteurs de San Sebastian. Ancien poulailler qui dans les années 50 fournissait une grande partie des oeufs de San Sebastian.

Aujourd’hui réhabilitée en petit centre culturel où ils organisent des ateliers et cours de céramiques, de sérigraphies, gravures, danses etc…

Très joli lieu donnant une vue extraordinaire sur l’océan.

Nous avons fait  une petite balade en ville. C’était la première fois que Nobuhiro mettait les pieds en Espagne.

Retour à Guethary où Nobuhiro loge pour ces 5 prochains jours.

Samedi 17 février 2018

Nobuhiro est parti à Bayonne. Il y passe la journée pour se documenter sur le Pays Basque.

Il sera de retour pour le dîner que nous organisons ici : Kabayaki : les anguilles grillées à la japonaise.

Lundi 19 février 2018

Nous avons rendez-vous avec Fabrice Jaragoyhen, un éleveur de brebis en bio. Il produit du lait de brebis.

La ferme de Fabrice se trouve à Ordiarp en Soule, Pays Basque.

Il nous accueille avec sa femme, Maialen, dans sa ferme qui sent bon le foin. Nous découvrons les 200 brebis et agneaux.

Les questions de Nobuhiro portent essentiellement sur la relation humaine qu’entretient Fabrice avec ses brebis, sur la transhumance, sur le métier de paysan, le rapport humain face à la mécanisation et l’industrialisation de l’agriculture et sur la disparition de la filière laine au Pays Basque. Au Japon, ils ne connaissent pas le métier de berger. La laine est importée.

Puis nous avons été invité.e.s à boire une tisane de plantes cultivées par sa femme, délicieuse.

Sur le retour nous nous sommes arrêté.e.s à la ferme Larraldea, à Saint-Juste-Ibarre pour acheter du fromage de brebis. Une ferme tenue uniquement par des femmes, 3 sœurs.

Nous sommes rentré.e.s sur la côte très inspiré.e.s

Mardi 20 février 2018

Ce matin nous sommes allé.e.s à la rencontre d’Ana et Aitor d’Iletegia, à Sare. L’unique atelier de transformation de laine naturelle de brebis basque. Ils nous ont expliqué la problématique de la disparition de la filière laine dans cette région, leur envie de développer leur petite entreprise afin de refaire vivre cette filière aujourd’hui disparue. La volonté et l’énergie qu’y met Ana nous a conforté dans cette idée qu’il est nécessaire de soutenir les producteurs locaux et autonomes.

Ils nous ont ensuite emmené.e.s voir la ferme Ihitia, (charte Idoki) une des quatre fermes où ils viennent tondre les brebis et sélectionner la laine au printemps. Pour Ana, il est important de choisir des fermes de petites tailles, qui ont signé la charte Idoki car c’est un gage de transparence et de confiance, à savoir que les animaux soient bien traités, bien nourris, et n’utilisent pas de produits extérieurs au Pays Basque. Joana nous a expliqué  les atouts de la brebis rustique basque, et nous a transmis sa passion du travail à la ferme.

Durant cette journée nous avons compris l’importance du travail solidaire et collectif, les échanges entre paysans afin de faire perdurer les valeurs et les qualités du savoir-faire basque mais aussi la préservation de l’environnement.